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La conférence sur le racisme à Durban
Les états doivent faire plus pour protéger ouvertement les personnes LGBTI
06/05/2009
Monde
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24 avril, 2009 (Genève) - Les gouvernements approuvant la déclaration de la conférence devraient faire plus pour traiter les formes multiples et aggravées de discrimination, en protégeant leur population lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et intersexe (LGBTI) de la criminalisation, de la torture et des maltraitances.

Dans une déclaration commune, une coalition d’ONG en a appelé aux gouvernements pour qu’ils reconnaissent l’importance d’un travail sur les formes multiples ou aggravées de discrimination, et qu’ils incluent l’orientation sexuelle et l’identité de genre parmi les causes inextricablement liées au racisme, à la discrimination raciale et à la xénophobie.

« Bien que la déclaration actuelle ne fournisse pas explicitement de protection contre les violation des droits humains sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, l’adoption de ce document signifie que les États ont l’obligation de traiter les formes contemporaines de discrimination, ce qui à la lumière des réalités d’aujourd’hui correspond aux graves violations des droits humains dont sont victimes les personnes LGBTI suivant leur race. » a déclaré Akim Adé Larcher, directeur de Plaidoyer et de la recherche à Égale Canada.

La Conférence d’examen de Durban, qui s’est tenue à Genève en Suisse, du 20 au 24 avril 2009, avait pour but d'évaluer les progrès réalisés dans le cadre des objectifs fixés par la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, qui s'est tenue à Durban en Afrique du Sud en 2001.
Dès le début, la conférence a été gâchée par une controverse, quand le président iranien a utilisé la conférence pour prononcer un discours rempli de haine, ce qui a provoqué le départ en signe de protestation de nombreux états, et par le fait que de nombreuses démocraties occidentales ont à nouveau décidé de boycotter la conférence, en dépit des textes adoptés soutenant la liberté d’expression et évitant de pointer Israël du doigt.

Durant une rencontre annexe organisée par ARC-International, COC Netherlands, Égale Canada, IGLHRC, ILGA, Mulabi et RFSL sur l’intersectionalité de la race, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, les intervenants ont demandé aux états de respecter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui affirme que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » – non pas certains, ni même la plupart, mais TOUS. Ils ont déclaré qu’il s’agissait d’un appel urgent aux états pour qu’ils reconnaissent les violations des droits humains dont sont victimes les personnes LGBTI et pour qu’ils respectent l’esprit actuel et l’intention du texte adopté pour protéger les causes multiples et aggravées de discrimination, telles que l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre.

« L’entrelacement des identités, et non pas leur intersectionalité, est peut-être une meilleure description de notre combat, » a déclaré une activiste culturelle représentant la Coalition des Lesbiennes Africaines. « La reconnaissance de l’indivisibilité des droits humains dans le texte adopté pourrait ouvrir un espace à de nouvelles formulations de notre lutte, et reconnaît ces relations. »

Pour de plus amples informations, contactez:

Akim Adé Larcher, akim_larcher@egale.ca, +1 416-268-1622
Soussignés : ARC-International, Coalition des Lesbiennes Africaines, COC Pays-Bas, Égale Canada, IGLHRC, ILGA, Mulabi,
RFSL.