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Mme Navanethem Pillay, Haut Commissaire aux Droits de l’Homme : Les lesbiennes, gays ou bisexuels, les transgenres, transsexuels ou intersexes sont des membres à égalité et à part entière de la famille humaine, et ont droit à être traités comme tels. »
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Conférence ONU sur le racisme – Révision de Durban
Déclaration commune à la conférence d’examen de Durban
06/05/2009
Monde
Monde
 
Le discours suivant a été prononcé par Lindiwe Nkutha, Afrique du Sud (Coalition des Lesbiennes Africaines) au nom de l’ILGA, l’Association des Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transexuels et Intersexes, durant la dernière session plénière de la conférence (vidéo)

Par ARC-International, Coalition of African Lesbians, COC Netherlands, Egale Canada, IGLHRC, ILGA, Mulabi,RFSL.

Orientation sexuelle et identité de genre en tant que formes multiples de discrimination & Intolérances apparentées

Nous nous réjouissons de la présence du paragraphe 85 du document, qui remarque avec inquiétude l’augmentation des cas de discrimination prenant des formes multiples ou aggravées, et qui note que de telles discriminations, comme il a été déclaré dans la déclaration et le programme d’action de Durban, vont à l’encontre de la jouissance des droits humains, et peuvent amener des personnes à être prises pour cible où à devenir particulièrement vulnérables. Ce paragraphe est holistique et exhaustif dans sa construction, de par sa façon d’aborder les formes et les manifestations contemporaines du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et d’autres intolérances apparentées.

Nous réaffirmons l’importance de traiter des formes multiples ou aggravées de discrimination, et nous croyons que les discrimination liées à d’autres causes, comme la nationalité, le genre, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont tout aussi injustes.

L’orientation sexuelle et l’identité de genre sont des exemples de formes de discriminations qui sont inextricablement liées à la race de la personne. Nous insistons sur l’importance des principes de Yogyakarta pour expliquer l’application des lois sur les droits humains existant pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres. Les principes de Yogyakarta sont un document développé par des experts internationaux en droits humains venus du monde entier.

Nous nous réjouissons du récent message de la Haut Commissaire pour les droits de l’Homme, Mme Pillay, qui a déclaré :

CITATION :
« Il existe encore trop de pays qui continuent à criminaliser les relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe, au mépris des lois établies sur les droits humains. Il est ironique que nombre de ces lois, tout comme l’Apartheid qui criminalisait les relations sexuelles entres adultes consentants de races différentes, soient des reliques de l’époque coloniale. Elles sont de plus en plus reconnues comme étant anachroniques, et comme étant incohérentes à la fois avec les lois internationales et avec les valeurs traditionnelles de dignité, d’intégration et respect pour tous. »
FIN DE LA CITATION

De nombreux états ne protègent pas leurs citoyens LGBTI de la discrimination, de la torture ni des mauvais traitements. Il est encore plus troublant qu’à cause de la criminalisation de l’homosexualité, des êtres humains soient victimes de tortures, de mauvais traitements, et même d’assassinat, des mains de leurs propres agents gouvernementaux, tels que la police et d’autres membres du système légal à travers le monde entier.

Nous concluons en reprenant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui affirme que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » – non pas certains, ni même la plupart, mais TOUS.

Merci.

Paragraphe référencé

85. Remarque avec inquiétude l’augmentation des cas de discrimination prenant des formes multiples ou aggravées, note que de telles discriminations, comme il a été déclaré dans la déclaration et le programme d’action de Durban, vont à l’encontre de la jouissance des droits humains et peuvent amener des personnes à être prises pour cible où à devenir particulièrement vulnérables, et encourage les états à adopter ou à renforcer des programmes ou des mesures pour éradiquer les formes multiples ou aggravées de discrimination, en particulier en adoptant ou en améliorant la législation pénale ou civile pour traiter ces phénomènes ;