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Conférence de l'ONU sur le racisme
L'ILGA facilite la visibilité LGBTI à la conférence d'examen de Durban
03/05/2009
Monde
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La conférence de l'ONU contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance apparentée, qui s'est tenue en avril 2009 à Genève, constituait le suivi de la Conférence de Durban, Afrique du Sud, en 2001, et de sa Déclaration et Plan d'Action (DDPA).

En 2001, un conflit s’est produit au sujet de l’accréditation de l’ILGA pour la première conférence de Durban. La Malaisie, au nom de l’Organisation de la conférence Islamique, s’est élevée contre l’accréditation de l’ILGA. Le 30 juillet 2001, un vote s’est tenu, avec pour résultat 43 pour et 43 contre, entraînant le rejet de l’accréditation. En dépit de l’exclusion de l’ILGA, de nombreux représentants lesbiens et gays ont participé à la conférence parallèle ainsi qu’à la conférence elle-même grâce aux accréditations fournies par d’autres organisations. Des rencontres préparatoires à la conférence avaient développé un projet de déclaration et de programme d’action. La conférence régionale des Amériques, par exemple, avait adopté un document qui mentionnait à plusieurs reprises l’orientation sexuelle mais le document de travail à Durban n’y faisait mention qu’une fois dans un paragraphe sur la diversité. Finalement, l’orientation sexuelle n’a pas été mentionnée dans la déclaration finale de la conférence, bien que le document inclue un passage sur l’égalité et la non-discrimination faisant référence aux objectifs « de tolérance, de pluralisme et de respect de la diversité. » *

Cette année, à Genève, bien que toute référence à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ait été supprimée du document final de la DDPA, cette forme de discrimination a été plusieurs fois abordée par des ONG et des représentants de pays comme la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède (au nom de l’UE), le Chili, le Mexique et le Brésil.

Avec le COC-Pays-Bas et avec le soutien de Arc International et d’une coalition d’ONG, l’ILGA a facilité la présence d’un groupe d’activistes à la conférence d’examen de Durban, en particulier d’activistes LGBTI noirs et indigènes des pays du Sud. Leur présence avait pour but un travail de lobbying et une sensibilisation spécifique aux discriminations dont sont victimes les personnes LGBTI, ainsi qu’une mise en avant des différentes expériences de discriminations (race, genre…) aggravées par des motifs d’orientation sexuelle et d’identité de genre.

Le vendredi 23 avril, sous le titre, « Une célébration de l’intersectionalité, Comprendre la race et les formes multiples de discrimination dans le cadre de la DDPA », une rencontre annexe a été organisée aux Nations Unies. De nombreux activistes travaillant sur différentes questions ont assisté à cette rencontre, ainsi que des représentants des gouvernements de Norvège, du Royaume Uni et de Suisse.

L’ILGA voudrait remercier les activistes suivant pour leur participation à son travail de lobbying à Genève :
- Claudio Nascimento, Brésil
- Lindiwe Nkutha, Afrique du Sud (Coalition des Lesbiennes Africaines)
- Akim Adé Larcher, Sainte Lucie (Égale Canada/ILGA)
- Amaranta Gomez Regalado, Mexique (Colectivo Binni Laanu)
- Marianela Carbajal Diaz, Republique Dominicaine (FOMUDE)

Ils ont parlé au nom de la communauté LGBTI et ont participé à des rencontres informelles, aux sessions du Comité Préparatoire, et/ou à la Conférence d’Examen de Durban et à la rencontre annexe.

Lindiwe Nkutha a donné un discours au nom de l'ILGA durant la dernière session plénière de la conférence (vidéo).

L’ILGA voudrait également présenter ses remerciements à Yves de Matteis (Suisse), John Fisher (Arc International), Marcelo Ferreyra (IGLHRC), Sören Juvas et Philip Wendahl (RFSL, Suède), Rebeca Sevilla (Education International, Belgique), Flavio Rapisardi (FALGBT, Argentine), Mauro Cabral (MULABI, Argentine) pour leur participation et leur soutien, ainsi qu’à Ruben Alonso (ILGA) et Bjorn van Roozendaal (COC) pour leur coordination de ce projet.

* Tiré de « L’Orientation sexuelle dans la loi : Quel rôle la loi internationale a-t-elle joué dans le mouvement LGBT ? », par le professeur Douglas Sanders.

Plus d’informations :

Communiqué de presse